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Adapter son offre aux besoins des consommateurs

Défi d’entrepreneur | 13 décembre 2017

Adapter son produit, tout en respectant les traditions de production

Le P'tit Atelier est la boulangerie pâtisserie créée par Ismaïl Barbeyer et Samy Taconnet. Ces derniers ont vite réalisé que les habitudes d'achat des Québécois diffèrent de celles de leur pays d'origine, la France. Ils proposent donc des produits qui plaisent, mais qui respectent leur savoir-faire. 

L’aventure commence il y a quatre ans dans un petit local de la rue Rachel, à Montréal. Croissants, pains au chocolat, pâtisseries françaises : le boulanger et le pâtissier donnent libre cours à leurs talents. Ça plaît, si bien qu’ils ont pris un deuxième local plus grand près du métro Jarry. Comme il y a de la place, ils ont pu acheter des machines et proposent également des pains. Mais les viennoiseries ne sont pas, comme en France, une habitude du dimanche matin dans la province.

Les Québécois n’achètent pas leur baguette tous les jours en rentrant du travail. Même si les produits d’Ismaïl Barbeyer et de Samy Taconnet plaisent, les achats sont moins fréquents que ce qu’ils pourraient connaître en France. « Les Québécois ne viennent pas tous les jours à la boulangerie. Ils achètent un pain tranché pour la semaine et c’est tout. La baguette, ça reste un achat exceptionnel ici : c’est plutôt quand on reçoit des invités », explique Ismaïl Barbeyer. 

Adapter et diversifier les produits

D’abord, ils diversifient leurs produits pour compenser le manque de répétition des achats. Boulangerie, pâtisserie, viennoiserie : la palette est désormais complète et les deux associés ne comptent pas s’arrêter là. « Dans le futur, on aimerait faire de la confiserie, de la chocolaterie », explique Ismaïl Barbeyer.

Cet aspect artisanal plaît aux clients. Notre pain est meilleur que ceux qui sont vendus en sachet dans les supermarchés

Autre adaptation : le café. « Ici, on ne peut faire une boulangerie sans offrir de café ! », lance l’entrepreneur. Le P’tit Atelier propose donc du café chaud et « les clients se laissent souvent tenter par un croissant pour l’accompagner », poursuit-il.

Se différencier par un travail artisanal

Enfin, l’atout fondamental du P’tit Atelier, c’est sa méthode artisanale de production. « Cet aspect artisanal plaît aux clients. Notre pain est meilleur que ceux qui sont vendus en sachet dans les supermarchés », se réjouit Ismaïl Barbeyer.

Ismaïl Barbeyer

Quant aux pains, « pour le matin, les Québécois mangent plutôt du pain en tranche. Par conséquent, tandis qu’en France, on fabriquerait 90 % de baguettes, ici, on fait beaucoup de pains spéciaux que les gens peuvent manger en tranche », explique le chef d’entreprise.

Les deux associés ont trouvé leurs stratégies pour s’adapter au marché québécois. Avec 17 employés aujourd’hui et deux adresses, leurs choix sont couronnés de succès. Pourtant, les deux jeunes hommes n’avaient aucune expérience ni formation en entrepreneuriat. « On était de bons ouvriers mais il a fallu qu’on devienne des chefs d’entreprise », reconnaît Ismaïl Barbeyer.

Tout en apprenant le métier d’entrepreneur

Ils ont suivi quelques formations mais ils ont surtout tâtonné, fait confiance à leurs talents, leur bon sens et à leur connaissance du Québec, où ils vivent tous les deux depuis plusieurs années et de leur marché, qu’ils ont acquise durant leur travail dans une autre boulangerie.

Bien sûr, ils ont fait des erreurs. Le plus difficile a été les ressources humaines. « On a beaucoup de turnover. Quand on a passé du temps à former quelqu’un et qu’il quitte l’entreprise au moment où il était prêt à travailler de façon autonome, c’est difficile. On veut toujours avoir l’équipe de rêve mais on s’est fait à l’idée qu’il y aurait toujours du turnover. On sait qu’on va continuer sans cesse à former des gens », affirme Ismaïl Barbeyer.

Mais les deux entrepreneurs ont appris et mettent beaucoup d’efforts pour conserver leurs ressources. Ismaïl Barbeyer a formé un employé à fabriquer les viennoiseries alors qu’il n’avait aucune formation au départ. Devant ses efforts et sa persévérance, sa rémunération a été augmentée.

Bref, c'est à force d'efforts, d'adaptation et de préservation du savoir-faire traditionnel que le P'tit Atelier entame sa croissance. 

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Le P'tit Atelier est soutenu par PME MTL Centre-Est

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