La fibre entrepreneuriale au féminin

Les Québécoises sont de plus en plus attirées par l’entrepreneuriat. À l’occasion de la Journée internationale de la femme, PME MTL a demandé à des entrepreneures de révéler ce qui les a incitées à fonder leur entreprise.

La fibre entrepreneuriale est désormais aussi présente chez les femmes que chez les hommes du Québec. Ainsi, l’Indice entrepreneurial révélait à la fin de 2018 que 17,1 % des Québécoises souhaitaient se lancer en affaires contre 21,9 % des hommes, soit un mince écart de 4,8 %. En comparaison, à peine quatre ans auparavant, l’écart entre les deux sexes atteignait 10,4 %, soit 24,4 % chez les hommes et 14 % chez les femmes.

Cinq entrepreneures dévoilent les raisons pour lesquelles elles ont choisi de se lancer en affaires. 

Deborah Levy
fondatrice de Premières en affaires

Je suis devenue maman à la fin 2016, et j’ai décidé de m’associer avec Marie Grégoire pour acquérir le magazine Premières en affaires. On voulait offrir aux femmes des lectures économiques. Hors des publications vantant les rouges à lèvres et les crèmes amincissantes, aucune parution ne parlait aux femmes d’argent, d’économie ou de politique. Aussi, il me paraissait important de donner une tribune à toutes celles qui se réalisent dans leur travail au quotidien. J’ai fait une offre d’achat entre deux biberons. Ce qui m’a décidé, en premier lieu, c’est que je voulais jouir d’un horaire flexible pour passer du temps avec ma fille.

Emanuelle Duchesne
fondatrice de Panier d’achat

Devenir entrepreneur n’a pas été un choix, mais une évidence lorsque cela s’est produit. J’étais alors très malade, et cette option s’est imposée, grâce à la flexibilité de l’horaire qu’elle amenait. J’adore pouvoir faire mes propres choix, puis les assumer. J’adore aussi ce style de vie, et je ne pourrais le changer maintenant, y ayant goûté! Au début, toutefois, une certaine transition est à prévoir, car c’est différent comme façon de faire, de voir, d’être. Il y a l’aspect de liberté et de responsabilité qu’on ne trouve pas dans un emploi. Nous sommes responsables de nos succès ou de nos échecs. Cela peut être très motivant, mais aussi démotivant de le faire au quotidien. Il faut donc toujours garder une vision d’ensemble et une vision du futur pour continuer.

Linda Blouin
fondatrice de Fées Marraines

Je n’ai pas choisi l’entrepreneuriat, c’est le contraire qui s’est produit! En 2014, comme enseignante, j’avais procuré à 17 adolescentes défavorisées une robe pour qu’elles participent à leur bal de finissants. Le journal La Presse a alors consacré un article et une partie de sa page couverture à cette histoire. Dès lors, j’ai reçu tant de demandes que j’ai décidé de monter une structure organisationnelle avec diverses spécialistes (commandites, technologie, communications...). De 2015 à 2018, nous avons ainsi «habillé» plus de 1000 étudiantes moins fortunées. La croissance se poursuit, car nous servons une moyenne annuelle dépassant 400 jeunes.

Florence Paquin-Mallette
cofondatrice de Chocolat Montréal

Toute petite, je manifestais déjà un attrait pour le commerce. Puis, mes études en construction textile m'ont permis de développer des notions théoriques relatives à l’entrepreneuriat créatif. Le grand saut vers la fondation de Chocolat Montréal a été réalisé de concert avec mon conjoint, déjà propriétaire d'une chocolaterie. Sans trop de préavis, nous nous sommes lancés en affaires ensemble quand notre plus jeune fille a commencé la garderie, notamment pour des raisons de conciliation travail-famille, mais aussi afin de prendre notre destin en main et de réaliser des idées bien précises.

Myriam Belzile-Maguire
fondatrice et designer de Maguire

Après plusieurs années comme designer de chaussures à Montréal, si je voulais continuer d’avancer dans mon domaine, je devais m’expatrier ou démarrer mon entreprise. Ayant toujours su que j’allais le faire un jour, j’ai décidé de me lancer en affaires. J’avais aussi envie de créer un environnement de travail propice pour les femmes, où elles évolueraient de manière égale aux hommes, l’industrie de la chaussure étant principalement menée par eux. Enfin, en travaillant dans ce milieu, j’ai constaté une différence énorme entre le coût de production et le prix de vente. Toutefois, en enlevant les intermédiaires, il était possible d’offrir des chaussures haut de gamme à prix concurrentiels. J’étais aussi inspirée par toutes les marques «directement au consommateur» qui poussaient dans différents domaines.

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Deborah Levy, Emanuelle Duchesne, Linda Blouin, Florence Paquin-Mallette et Myriam Belzile-Maguire ont été accompagnées par les experts de PME MTL pour le démarrage, la croissance ou le financement de leur projet d'affaires. Pour obtenir des conseils, n'hésitez pas à communiquer avec nous.
 

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