Sous-traiter et exporter à l'étranger

Défi d’entrepreneur | 26 avr. 2017

Faire affaires à l'étranger, par où commencer?

MMTUM (inspiré du mot momentum) dessine, conçoit et fait fabriquer ici et à l’étranger des kits pour la cuisine moléculaire, des articles en verre pour la fermentation maison, de même que des cosmétiques et du thé biologique à créer chez soi.

La PME est dépositaire des marques Molécule-R, Mortier Pilon, de même qu’Oleum Vera. Jérôme de Champlain est le cofondateur de l'entreprise et il partage avec nous ses expériences et observation en lien avec la sous-traitance et l'exportation. 

Le premier constat lié à la sous-traitance à l'étranger 

Si vous devez vous tourner vers l’Asie (ou ailleurs) pour faire fabriquer vos produits, évitez les intermédiaires, explique d’emblée M. De Champlain.

« Dans le commerce de détail, si tu veux vendre à bon prix pour être concurrentiel, tu ne peux pas avoir un agent qui se prend une cote. Que la commande soit petite ou grosse, il faut toujours faire affaire directement avec le fournisseur. »

Trouver les bons fournisseurs

Mais comment s’y prend-t-on, surtout s’il s’agit d’une première commande ? Selon l'entrepreneur, il faut faire les bonnes recherches :

« Si l’entreprise existe depuis 15 ans, qu’elle compte des milliers d’employés, qu’elle figure sur des sites comme Ali Express et qu’elle est efficace quand tu lui commandes une petite quantité au début, ça dit tout. »

Les plus grosses commandes peuvent générer un plus grand risque perçu, encore ici, il existe des pistes de solution : 

« On peut faire appel à une entreprise nord-américaine qui va auditer le sous-traitant. Ce genre d’opération peut coûter entre 1000 $ et 3000 $ US. C’est peu cher quand la commande dépasse les 100 000 $. Une fois audité, le sous-traitant devient un partenaire fiable. »

Un truc simple et peu dispendieux consiste à demander auprès de son fournisseur une photo du produit commandé. « En Chine, il faut payer 30 % au début de la commande et les 70 % résiduels au moment de la livraison. Demander une photo comme preuve avant de payer les 70 % est un vieux truc fiable et pas compliqué. »

Malgré tout, Jérôme de Champlain a connu son lot de déceptions. Comme cette fois où une commande arrivée de Chine était sale. « Poursuivre le fournisseur m’aurait coûté plus cher que ce que ça m’a coûté pour tout nettoyer. Inutile de dire que je ne fais plus affaire avec ce sous-traitant. »

L'exportation à l'étranger

Pour faciliter ses chances de succès, l'exportateur canadien aura besoin d'une bonne dose de préparation. L'entrepreneur suggère de se renseigner sur le contrôle effectué aux frontières sur les produits ou ingrédients exportés. Ainsi, plus le contrôle est important, plus l'exportation sera complexe. L'expertise d'un courtier en douane peut s'avérer fort utile pour obtenir les informations justes.

Me battre avec les douaniers pour que mes produits passent la frontière entre facilement dans le top cinq de mes pires expériences en affaires.

« Dans mes premiers kits de cuisine moléculaire, il y a avait de la gélatine de source animale. Exporter ça, c’était un cauchemar. J’ai dû produire des documents à n’en plus finir. C’était comme la maison des fous dans Astérix. »

Jérôme de Champlain et Jonathan Coutu, les cofondateurs de l'entreprise 

Les produits de l’entreprise sont vendus dans les grandes surfaces, mais aussi aux quatre coins de la planète par le biais des différents sites Internet de la PME.

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MMTUM est soutenue par PME MTL Centre-Est

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