Rencontre-éclair | 15 mai 2017

En route vers la finale régionale du Défi Osentreprendre : le récit de trois lauréats régionaux

Matletik, SpiritEvent et le Grand Costumier partagent leur expérience 

Amélioration du pitch de vente, augmentation du réseau d'affaires, visibilité à l'échelle nationale… Les lauréats, Marie Houde directrice générale du Grand Costumier, Valérie Munger, cofondatrice de Matletik, et Bastien Abraham, cofondateur et directeur commercial de SpiritEvent, voient déjà les bienfaits de leur participation à l'échelon régional du Défi OSEntreprendre, dont Défi PME MTL était le fier organisateur. Ils se préparent pour la finale nationale qui aura lieu le 14 juin 2017 à Québec.

Le Grand Costumier, un OBNL chargé de donner une seconde vie à la collection de costumes de Radio-Canada, est lauréat régional du Défi PME MTL dans la catégorie Économie sociale. Matletik, qui conçoit et commercialise des vêtements de sport pour femmes enceintes, l’est dans la catégorie Exploitation, transformation et production. SpiritEvent, qui a inventé une distributrice automatique de cocktails, fait partie de la catégorie Services aux entreprises.

Outre le prix en argent, qu'est-ce que le Défi PME MTL vous a apporté?

Marie Houde : Ce concours nous a fait travailler notre pitch et nous poser des questions sur nos arguments. C’est un très bon entraînement, d’autant plus que c’est nouveau pour moi de faire ce genre de présentation. Ça va me servir au-delà du Défi. Grâce au prix, notre nom circule donc ça nous donne de la visibilité et une certaine crédibilité.

Valérie Munger : C’est une reconnaissance qui fait du bien! Le Défi PME MTL nous a aussi permis de rencontrer d’autres entrepreneurs alors que je manquais de temps pour m’insérer dans les réseaux. C’est comme une confrérie qui s’installe et il y a même déjà des pistes de partenariats d’affaires avec certains. On a aussi gagné un membership d'un an à la Jeune chambre de commerce et au Réseau M. Ça va nous être utile.

Bastien Abraham : Lors de la remise des prix, on a rencontré beaucoup de monde. Le Défi apporte de la visibilité, de la reconnaissance et un réseau. C’est un bon « boost » pour l’équipe qui travaille les soirs et le week-end sans qu’on puisse encore se verser de salaire puisqu’on est dans une phase de démarrage. 

Recommanderiez-vous à un entrepreneur de participer à la prochaine édition? 

Marie Houde : Oui car, contrairement à d’autres concours, le Défi est adapté aux réalités des entrepreneurs : les démarches à remplir sont succinctes. De plus, le fait de pouvoir obtenir des prix en argent est très important pour une entreprise en démarrage. Enfin, c’est une occasion de réseautage immense et une très bonne expérience.

Valérie Munger : Oui, parce que ça motive, c’est source de fierté et ça donne de la visibilité et de la crédibilité notamment vis-à-vis d’investisseurs quand nous en serons à chercher des financements, ainsi que la possibilité de rencontrer de potentiels partenaires.

Bastien Abraham : Je le recommanderais car c’est un concours de qualité : j’ai été étonné de voir à quel point les membres du jury connaissaient notre entreprise. Ils avaient pris connaissance de notre plan d’affaires ; les questions étaient pertinentes et les discussions éclairantes. De plus, on a remporté une adhésion d’un an au Réseau M et à la Jeune chambre de commerce ainsi que des licences pour différents logiciels, ce qui est très utile pour une entreprise démarrage.

Présents sur la photo : Dave McNicoll (Caisse d'économie solidaire Desjardins) et Marie Houde (Grand Costumier), Bastien Abraham (SpiritEvent) et Rania Chehade (Air Canada), Valérie Munger, Silvia Gallo (Matletik) et Marie-Ève Jean (MESI) 
crédit photo: Sylvie-Ann Paré

En quelques mots, comment décririez-vous votre parcours entrepreneurial? 

Marie Houde : J’ai été gestionnaire d’OBNL mais jamais entrepreneure. J’apprends donc sur le tas. J’ai fait le saut dans le vide ! L’OBNL fonctionne depuis un an avec une équipe de six employés : cinq couturières et moi.

Valérie Munger : J’ai toujours su que je voudrais avoir mon affaire. Je me suis lancée parce que j’ai trouvé la bonne partenaire d’affaires. C’est la clé dans l’entrepreneuriat. On a lancé notre première collection début mai et on a déjà beaucoup de commandes. 

Bastien Abraham : L’histoire a commencé lorsque mes associés et moi nous sommes retrouvés dans un cours sur l’entrepreneuriat alors qu’on faisait un bac en génie à l’ÉTS. On a été pris au Centech. On a conçu la machine de distribution de cocktails. On l’améliore et on voudrait en produire trois cette année.

Découvrez tous les lauréats du Défi PME MTL à l'échelon régional.