Trouver les experts de votre territoire

Entrez le code postal de votre entreprise ou sélectionnez votre pôle de services

  1. West-Island 1675, autoroute Transcanadienne
    Bureau 301
    Dorval, QC H9P 1J1
    514 426-2888
  2. Centre-Ouest 1350, rue Mazurette
    Bureau 400
    Montréal, QC H4N 1H2
    514 858-1018
  3. Grand Sud-Ouest 3617, rue Wellington
    Verdun, QC H4G 1T9
    514 765-7060
  4. Centre-Ville 630, rue Sherbrooke Ouest
    Bureau 700
    Montréal, QC H3A 1E4
    514 879-0555
  5. Centre-Est 6224, rue Saint-Hubert
    Montréal, QC H2S 2M2
    514 723-0030
  6. Est-de-l'Île 7305, boulevard Henri-Bourassa Est
    Bureau 200
    Montréal, QC H1E 2Z6
    514 494-2606
Trouver votre pôle

ARA Robotique à la conquête du ciel

Défi d’entrepreneur | 15 mai 2019

Pendant que la voiture autonome fait souvent la manchette, ARA Robotique, une entreprise fondée par trois jeunes diplômés en ingénierie, travaille à rendre les drones eux aussi dirigeables de manière automatisée et sécuritaire.

« Efficacité, précision et fiabilité ». Voilà les trois attributs que désire apporter aux drones la firme ARA Robotique avec son innovation, un autopilote nommé Skymate. Né au bout de trois années complètes de recherche et développement, cet outil consiste en fait en un contrôleur qui permet à l’appareil de décoller, voler, changer de trajectoire et atterrir sans dommage, mais surtout sans intervention humaine.

Résultat : l’opérateur peut se concentrer sur l’acquisition de données, le tout en raison de la présence de ce petit boîtier à peine aussi gros qu’un jeu de cartes et destiné aux drones commerciaux ou industriels de type multirotor.

On le programme en amont, puis grâce à lui, le drone suit un parcours établi, récolte de l’information au besoin et évite des zones à risque ou des endroits où la législation ne permet pas son passage. L’appareil est ainsi autonome, car Skymate agit comme un cerveau électronique qui se charge des calculs transmis au moteur et qui influencent les déplacements et les mouvements aériens. Il n’est pas qu’autonome, mais aussi agile, car on peut apporter des ajustements à sa programmation si l’on dépiste un obstacle imprévu sur sa route ou si la pile du drone montre des signes de faiblesse.

Un créneau inoccupé

Chaque drone qui vole, piloté ou non, possède un contrôleur, certes, mais bien peu d’exploitants de drones peuvent se servir de contrôleurs aussi sophistiqués, car ils s’avèrent très coûteux en raison de leur technologie provenant des domaines de la défense militaire et de l’aérospatiale. C’est là où ARA innove : « Nos capteurs s’apparentent à ceux d’un téléphone cellulaire, alors que ceux des contrôleurs concurrents sur le marché originent des avions, explique Pascal Chiva-Bernard, président-directeur général d’ARA. Par conséquent, nous pouvons offrir aux fabricants – qui composent notre clientèle – des prix nettement plus abordables, soit de 5 à 10 fois moins, pour une efficacité égale : nous occupons ainsi un créneau qui était libre. »

ARA Robotique : toujours plus d’applications

Toute jeune entreprise lancée en 2014, ARA reçoit déjà des appels de joueurs étrangers (Japon, Taïwan et Amérique du Sud, entre autres) qui s’intéressent à son produit. « Nos racines canadiennes nous aident sur ce plan, reconnaît Pascal Chiva-Bernard. Le Canada est très réputé dans le monde pour ce qui est de l’aérospatiale. Oui, la Chine réalise de fortes avancées dans ce domaine, mais il est beaucoup plus pratique et plus simple pour les fabricants occidentaux de traiter avec des partenaires nord-américains. »

Des conseils pertinents et un élan additionnel. 

Quant aux applications possibles présentement, elles sont nombreuses et variées. Cela va du travail dans les mines jusqu’aux opérations d’arpentage en passant par l’agriculture, la sécurité frontalière et l’inspection d’éléments de structures difficilement accessibles, comme des dessous de ponts. Cela dit, d’autres domaines s’ajouteront au fur et à mesure que la réglementation s’ajustera au gré des progrès en matière de sécurité, croit Pascal Chiva-Bernard.

Aide au financement et conseils pertinents

C’est récemment, soit en 2018, que l’équipe d’ARA Robotique a sollicité l’aide de PME MTL, à l’occasion du lancement de son produit en territoire américain. PME MTL a financé l’entreprise à l’étape cruciale de sa commercialisation. « Un tel coup de pouce nous a procuré plus de marge de manœuvre pour réinvestir dans la recherche et le développement, indique le dirigeant. Ce secteur constitue le nerf de la guerre dans notre milieu, car on assiste à l’heure actuelle à une course pour occuper le terrain alors que, en parallèle, les applications et les possibilités se multiplient. »

Outre le soutien monétaire, PME MTL a notamment fourni à ARA Robotique une assistance dans le raffinement de son plan d’affaires. « Nous avons vite constaté que les conseils de ses experts étaient pertinents et qu’ils nous donnaient un élan additionnel. »

Découvrez les fonds disponibles pour les entreprises à l'étape de la commercialisation.

ARA Robotique est soutenue par PME MTL West-Island.