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Carte GéoHistoire révolutionne l’enseignement de l’histoire

Défi d’entrepreneur | 17 juil. 2019

L’outil Carte GéoHistoire révolutionne la façon d’enseigner l’histoire en la rendant plus accessible et ludique. L’équipe derrière cette application a mis trois ans à la peaufiner. En voici le récit.

Il y a quelques années, Martin Plante a demandé à son fils pourquoi il n’aimait pas l’histoire. Sa réponse? « Parce que c’est ennuyant! ». L’entrepreneur, qui possédait déjà une entreprise spécialisée dans les voyages éducatifs pour étudiants, s’est alors donné comme mission de concevoir un outil afin de transmettre et d’apprendre l’histoire d’une manière facile, intéressante et amusante. Il voulait aussi aller au-delà des cartes de papier en produisant un système pouvant combiner lignes de temps, interaction et autres composantes, tout en gérant de vastes banques de données.

« Plus de 2 000 entreprises avaient créé des cartographies numériques, mais en raison des limites technologiques, elles n’avaient jamais atteint le stade que je visais », raconte Martin Plante. Finalement, c’est une entreprise de Hawkesbury qui, au fil de diverses recherches, a trouvé les langages informatiques nécessaires à concrétiser l’outil. Mieux encore, lesdits langages étaient si polyvalents que ce qui devait être au départ une simple série de cartes numériques s’est transformé en une application aux possibilités beaucoup plus vastes.

Un lancement plus tard que prévu

Sans véritables repères en la matière, l’entrepreneur estimait qu’il lui faudrait environ six mois pour en arriver à un produit fini. Or, plus de trois ans auront été nécessaires au développement de l’application qui sera finalement lancée en septembre prochain.

Si l’entrepreneur a pu consacrer autant de temps à concevoir et à peaufiner le tout, il en attribue le mérite à sa conjointe Monica Ortiz. Celle-ci a assuré la gestion de sa seconde entreprise et a ainsi permis à Carte GéoHistoire (nommée GeoHistoryMaps en anglais) de bénéficier de fonds permettant son développement malgré aucun revenu d’exploitation.

En plus des défis d’arrimage technologique, un tel délai s’explique aussi par le besoin de déterminer de quelle façon l’application allait pouvoir s’intégrer dans les cursus. Afin d’obtenir des pistes de réponses, une version démo a été produite et distribuée auprès de deux commissions scolaires montréalaises.

250 enseignants et 11 000 jeunes se sont inscrits afin de pouvoir recourir à l’application en classe.

« D’une part, il est très difficile de faire entrer un produit dans les écoles, indique Martin Plante. Cela nous permettait donc de mettre le pied dans la porte. D’autre part, des applications du même genre avaient été testées au préalable. Or, les étudiants mettaient six mois (soit plus de la moitié de l’année scolaire) à en comprendre l’utilisation. C’est un scénario que nous voulions éviter à tout prix. »

Rapidement, 250 enseignants et 11 000 jeunes se sont inscrits afin de pouvoir recourir à l’application en classe. « Ce fut notre étude de marché pour apporter les ajustements et bonifications, explique Martin Plante. Nous avons pu voir ce qui fonctionnait bien ou moins bien, ce qui intéressait les utilisateurs, combien de personnes pouvaient l’employer en simultané, etc. »

Versions dérivées déjà prévues

Ayant en main un produit maintenant fini, Martin Plante souhaite le positionner comme une référence neutre et crédible pour obtenir de l’information historique. « Certes, Internet existe à ce chapitre, admet-il. Toutefois, quand on mène une recherche, on ne sait jamais si les réponses obtenues le sont en vertu d’un annonceur ayant versé un montant pour être affiché en premier dans les résultats de requêtes. Dans notre cas, l’information est validée et non orientée en fonction de facteurs monétaires. L’info sur Jacques Cartier ne sera jamais influencée par un musée qui aurait payé pour promouvoir une exposition sur lui. »

Plus de 2 000 entreprises avaient créé des cartographies numériques, mais n’avaient jamais atteint le stade que je visais.

Bien que l’application Carte GéoHistoire soit d’abord destinée au corps enseignant, Martin Plante n’entend pas se limiter à celui-ci et il prévoit produire une version grand public. « Nous pourrions, par exemple, proposer une version comprenant des jeux-questionnaires et des questions historiques quotidiennes, puis établir des classements dans le but de susciter une compétition amicale entre les utilisateurs. »

En attendant, l’équipe va consacrer la première année suivant le lancement à s’établir au Canada. Dans une seconde étape, le marché américain fait partie du plan d’affaires de l’organisation, de même que les milliers d’écoles à la maison qu’on trouve sur le continent, un créneau en « demande constante pour du matériel didactique ».

Comment PME MTL a fait la différence pour Carte GéoHistoire

« Les gens de PME MTL sont extraordinaires pour nous et ils font partie de notre succès. Ils nous ont aidés sur plusieurs plans, de la recherche de bureaux jusqu’à la gestion de la relation client en passant par l’embauche de personnel. Peu importe le cas soumis, j’obtiens toujours des réponses rapides à mes questions et enjeux. »

Le conseil de Martin Plante pour les entrepreneurs en démarrage

« Prenez le temps de bien réfléchir à votre projet ainsi qu’au temps et à l’énergie qu’il nécessitera. Soyez aussi prêts à faire des sacrifices en vue de sa réussite. Assurez-vous d’avoir les poches profondes, car les investissements sont souvent très importants avant d’en arriver au résultat souhaité au départ. Enfin, ne tentez pas de tout faire dès le départ. Les gros bureaux luxueux et l’embauche de multiples employés, c’est bien beau, mais s’il n’en reste plus rien après quelque mois, cela n’aura servi à rien. Allez-y plutôt de manière progressive en vous concentrant sur l’essentiel. »

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Carte GéoHistoire est soutenue par PME MTL West-Island.