Défi d’entrepreneur | 23 mai 2017

Choisir le bon modèle d'affaires

Savoir adapter son offre : le cas de Soumission Rénovation

Michel Jodoin a l’entrepreneuriat dans le sang. À 29 ans, il compte déjà 11 ans d’expérience comme homme d’affaires. De 18 ans à 26 ans, il a été franchisé de la bannière Qualité Étudiant, puis Vitres.net. Pendant ces années, son chiffre d’affaires dépassait le million.

Quand la réalité nous rattrape

Trouver des clients était devenu un véritablement jeu d’enfant pour Michel Jodoin. Conscient de son grand talent de dépisteur, il décide de créer un lien entre les consommateurs et les différents professionnels oeuvrant dans le secteur de la construction.

En janvier 2014, il fonde Soumission Rénovation. Gonflé à bloc, il déchante toutefois rapidement. Tout d’abord, la méthode de recrutement par le porte-à-porte qui était si efficace avec ses anciennes entreprises, n'est pas adaptée. Ensuite, il est victime d’une fraude : le développeur web à qui il a donné une avance de 1000 $ disparaît sans demander son reste.

À sa première année d’opération, Soumission Rénovation était déficitaire. Ce revers tombait d’ailleurs à un mauvais moment. À l'époque, M. Jodoin venait de s’acheter un appartement en copropriété et d’injecter de l’argent dans une entreprise prometteuse.

Trouver la bonne stratégie marketing

Pour pallier à la situation, le chef d’entreprise contracte un prêt de 45 000 $. Mais surtout, il redéfinit sa stratégie. Exit le porte-à-porte. Tout passera désormais par Internet.

À force de  poser des questions, j’ai compris comment fonctionnaient le marketing web, le référencement, l’optimisation de sites, etc. Je me suis mis à lire là-dessus et j’ai tout pris en charge.

L'entrepreneur se compte chanceux d'avoir trouvé un étudiant en programmation qui voulait se monter un porte-folio : « je lui ai donné 500 $ pour qu’il fasse mon site. Après ça, j’ai fait du marketing web au meilleur de ma connaissance. Ça n’a pas été un gros succès. »

Développer de nouvelles compétences

L’entrepreneur retient alors les services d’une agence de communication. L’offre de service de six mois lui coûte près de 12 000 $. « J’ai quand même obtenu de bons résultats qui ont aidé l’entreprise. À force de leur poser des questions, j’ai compris comment fonctionnaient le marketing web, le référencement, l’optimisation de sites, etc. Je me suis mis à lire là-dessus et j’ai tout pris en charge. J’ai mis un blogue en ligne et j’ai fait écrire des articles sur tout ce qui a un lien avec la construction afin d’augmenter notre visibilité, etc. »

Pour parfaire son éducation web, Michel Jodoin est un inconditionnel du site Quora.com. Ce site de questions-réponses, qui compte plus de 100 millions d’utilisateurs, traite de tous les sujets inimaginables. « J’y vais tous les jours. Je l’utilise aussi pour me renseigner sur les ressources humaines ».

Gérer la croissance

L’entreprise est aujourd’hui un redoutable outil pour aiguiller les clients à la recherche d’un entrepreneur. Ses revenus ont explosé. De février 2016 à mars 2017, la PME est passée d’un à 26 employés.

La PME est présente dans les grandes villes du Québec : Montréal, Québec, Gatineau, Sherbrooke, Trois-Rivières et, depuis peu, au Saguenay-Lac St-Jean. Elle a récemment fait son entrée en Ontario et vise rien de moins que l’ensemble du Canada.

Les services de Soumission Rénovation sont gratuits pour les consommateurs. Seuls les entrepreneurs paient (entre 5 $ et 50 $) chaque fois qu’un client leur est référé. « On fait gagner du temps et de l’argent à tout le monde. Nos 3200 entrepreneurs ont tous leurs licences et ils ont bonne réputation ; deux éléments obligatoires pour faire partie de notre répertoire », explique Michel Jodoin.

En moyenne ce sont 15 nouveaux entrepreneurs par semaine qui appellent l'entreprise pour faire partie l'équipe de fournisseurs.

--
Soumission Rénovation est soutenue par PME MTL Centre-Est