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Créer un soda avec des ingrédients locaux : le défi de Bec

Défi d’entrepreneur | 8 août 2018

Un Coca bio et sucré grâce au sirop d’érable. C’est ce qu’ont voulu créer les fondateurs de Bec Cola. Une idée qui plaît, mais se faire une place sur le marché des sodas, qu’ils partagent avec les mastodontes comme Coca Cola ou Pepsi, a été tout un défi. Retour sur une blague devenue un vrai succès

C’est parti d’une blague. Trois amis -un directeur artistique, un professeur de musique et un guide touristique- boivent un verre en terrasse et lisent les ingrédients qui composent leur soda. Impossible de comprendre ce qui est caché derrière les noms scientifiques égrenés dans la liste de composants. À la blague, l’idée fuse de créer un soda comparable avec des ingrédients naturels et connus de tous.

Sept ans après, Bec Cola est dans les rayons des grandes épiceries, dans les cafés et les restaurants et près d’un million de bouteilles sont vendues en une année ! La boisson est même exportée en Europe. Les trois amis sont associés dans l’entreprise, qui a réussi à se frayer un chemin sur le marché convoité des boissons gazeuses.

Leur cible : les nombreux consommateurs de sodas lassés de voir des produits chimiques utilisés dans les boissons qu’ils ingèrent et donnent à leurs enfants. Mais ce marché, bien que colossal et en croissance, est courtisé par de nombreux produits alternatifs. Plus largement, les sodas Bec jouent sur le même terrain que celui de grands industriels, qui gardent une importante part de marché. Leur défi a été de se faire une place.

Un produit qui se démarque…

Pour cela, premier point incontournable : proposer un produit original. Les fondateurs de Bec Cola ont réussi à créer l’alternative dont ils rêvaient en utilisant des extraits de plantes naturelles et du sirop d’érable pour sucrer la boisson.

On a voulu révolutionner l’univers du soda à l’image des microbrasseries dans le monde de la bière. Tous les ingrédients sont achetées au Québec !

Certifié « bio », le Bec Cola a été décliné en différents goûts -lime et canneberge depuis 2016- et « tous les ingrédients sont achetées au Québec », se targue le cofondateur, Gwendal Creurer. « On a voulu révolutionner l’univers du soda à l’image des microbrasseries dans le monde de la bière », explique-t-il.

… mais qui plaît à son public

« Même quand on crée une alternative, il faut rejoindre la clientèle et donc que le produit ressemble à ce qu’attendent les gens tant sur le plan de l’aspect que du goût », poursuit-il. Un défi car « on n’utilise pas de colorant donc la couleur pouvait varier selon les saisons » ajoute-t-il. Par exemple, le sirop d’érable n’a pas toujours la même couleur, ce qui peut faire varier l’apparence de la boisson. Bec Cola a fait de la recherche et développement pour trouver le moyen de standardiser leur boisson tout en conservant ce qui la distingue.

Être sur les tablettes des supermarchés…

Même s’il sort des sentiers battus, le produit ne doit pas rester dans des réseaux de connaisseurs. « Il faut être dans les épiceries pour exister ! C’est là que se font les plus grands volumes de vente, ça donne de la crédibilité et on touche une clientèle plus large », constate Gwendal Creurer.

S’il est «très difficile pour les petites compagnies de se hisser là », reconnaît le cofondateur, Bec Cola s’est donné comme priorité d’y parvenir. La boisson est aujourd’hui distribuée dans 2000 points de vente au Québec et en Ontario et dans les grandes chaînes comme IGA, Metro, Rachelle Béry ou encore Avril.

L’investissement financier et en temps est important. « Il faut payer pour pouvoir faire entrer un produit dans les épiceries et les discussions avec les chaînes prennent beaucoup de temps. La concurrence est d’autant plus forte que les grandes marques négocient des contrats d’exclusivité avec certains magasins », affirme Gwendal Creurer.

… et dans le plus grand nombre de points de vente possible

Les fondateurs de Bec Soda sont ambitieux. « On ne veut pas rester dans l’artisanat », déclare Gwendal Creurer. De plus, ils ont, depuis le début, la volonté de créer un produit « accessible au plus grand nombre ».

Si les épiceries sont névralgiques, pour être accessible, il faut être diffusé très largement. Bec Soda avait commencé à assurer la distribution par ses propres moyens. « Mais on a fini par comprendre que ce n’était pas notre métier. On a donc préféré faire affaire avec des distributeurs pour nous concentrer sur notre cœur de métier », raconte-t-il. Aujourd’hui, Bec Cola travaille avec une vingtaine de distributeurs à l’échelle nationale.

Aujourd’hui, les fondateurs de Bec Cola travaillent sur de nouvelles saveurs et, soucieux du développement durable, ils ont des idées innovantes pour transporter leur marchandise jusqu’en Europe en réduisant les émissions de CO2. Vingt mille bouteilles sont parties cet automne en voilier jusqu’en Bretagne. Leur projet maintenant : exporter des conteneurs sur un bateau conçu de façon à n’émettre aucun gaz toxique pour la planète !

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Bec Cola est soutenue par PME MTL Est-de-l'Île.