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Olmsted : un modèle industriel radicalement différent

Défi d’entrepreneur | 30 juil. 2019

Mélanie Ellezam a créé la gamme de manteaux d’hiver écologique Olmsted dans l’optique d’entreprendre un projet d’innovation sociale et environnementale.

En 2010, sept ans après avoir fondé la marque FIG Clothing, Mélanie Ellezam a senti le besoin d’enrichir son expérience en gestion d’entreprise dans d’autres milieux d’affaires. « À l’époque, de nombreuses marques transféraient leur production en Asie, les fournisseurs de l’industrie n’étaient pas présents sur le Web et il fallait s’en remettre au bouche-à-oreille pour trouver des partenaires. Dans de telles conditions, maintenir une production locale était très difficile. »

Devant l’urgence climatique, il m’est apparu capital de déployer un modèle de production radicalement différent, circulaire et innovant, en plus d’assurer une fabrication dans des conditions éthiques.

En parallèle, l’entrepreneure refusait d’adhérer aux principes de surconsommation vestimentaire qui émergeaient à l’époque et qui font aujourd’hui de l’industrie de la mode l'une des plus polluantes au monde.

Retour aux sources

Après une longue parenthèse comme gestionnaire dans le secteur du multimédia, Mélanie Ellezam, renoue avec l’univers du vêtement à la fin de 2017, en créant Olmsted Outwear. « Aujourd’hui, tout est étroitement lié aux technologies : elles facilitent le réseautage et permettent d’atteindre les gens plus directement avec un message de marque. On revalorise la production locale, et je sens une vague de changements très positive : le milieu est en transformation. C’est donc désormais beaucoup plus invitant d’y évoluer, d’autant plus que le vêtement me passionne depuis toujours. »

Sur le plan personnel, l’entrepreneure s’est aussi sentie mieux outillée que jamais pour développer ce nouveau projet d’affaires. « La gestion d’entreprise et d’équipes, travailler une image de marque ou revoir la planification stratégique faisait partie de mon quotidien. Donc, ce sont des acquis que j’ai conservés avec Olmsted. »

Un produit et des processus responsables

Les enjeux environnementaux ont fortement influencé l’entrepreneure dans sa décision et dans ses choix d’affaires. « Devant l’urgence climatique, il m’est apparu capital de déployer un modèle de production radicalement différent, circulaire et innovant, en plus d’assurer une fabrication dans des conditions éthiques. », dit-elle.

Une année entière a donc été consacrée à « déconstruire le manteau » afin de déterminer dans chaque détail quels processus et quelles composantes allaient correspondre aux ambitions de la fondatrice. « Plus que les manteaux eux-mêmes, mon but était — et il demeure — d’être écologique à toutes les étapes de la fabrication. Je constate que c’est un objectif peu conventionnel dans le milieu et difficile à atteindre, mais, avec beaucoup de conviction, c’est réalisable. »

Un luxe plus réfléchi, moins artificiel

Au-delà de sa bonne volonté, Mélanie Ellezam a souvent dû se montrer résiliente afin d’arriver à ses fins. Par exemple, pour la couche extérieure de ses manteaux, elle a opté pour le coton ciré, « beaucoup moins polluant que le polyester ou le nylon ».

Notre ligne directrice n’a pas été de concevoir un produit pour un marché, mais plutôt de créer le meilleur produit en sélectionnant les matériaux qui ont un impact positif à long terme sur les gens et sur l’environnement.

Après de longues recherches, elle a déniché une société européenne spécialisée et apte à lui fournir la matière. Toutefois, son processus d’imperméabilisation n’avait pas encore été réalisé sur du coton de culture biologique. Il aura donc fallu de longs échanges afin que l’entrepreneure montréalaise parvienne à convaincre ses partenaires de créer un coton bio ciré spécialement pour Olmsted.

C’est avec de petits gains comme celui-ci que Mélanie Ellezam et son organisation peuvent proposer aujourd’hui des manteaux entièrement faits de matières naturelles capables d’affronter des températures allant jusqu’à -30o C. Ils sont dénués de matières synthétiques et de plastique et isolés par du duvet d’eider canadien, « le seul duvet au monde à être récolté à la main dans les nids. Sa récolte responsable très réglementée dans l’estuaire du Saint-Laurent contribue à la protection de la biodiversité et à la conservation des milieux insulaires naturels ». Déjà, la marque se distingue hors de nos frontières, car elle réalise le tiers de ses ventes — exclusivement en ligne — dans la région de New York.

« Notre ligne directrice n’a pas été de concevoir un produit pour un marché, mais plutôt de créer le meilleur produit en sélectionnant les matériaux qui ont un impact positif à long terme sur les gens et sur l’environnement. Ainsi, malgré moi, le manteau Olmsted s’est avéré un produit de luxe. Ce n’était pas mon objectif initial, mais j’ai fait la découverte d’un nouveau courant en grande expansion dans lequel ma gamme de produits s’insère : le luxe responsable. »

Comment PME MTL a fait la différence pour Olmsted

« Il est plus naturel pour des banques et autres types de prêteurs de soutenir des entreprises émergentes en hautes technologies que dans le milieu du vêtement. Par conséquent, j’ai été agréablement surprise par l’enthousiasme de l’équipe de PME MTL à m’épauler financièrement. L'accompagnement est allé beaucoup plus loin, par exemple en facilitant le maillage entre Olmsted et d’autres paliers gouvernementaux susceptibles de m’aider pour du financement additionnel. Maintenant que j’en suis à une étape de croissance, je n’hésite jamais à recourir à PME MTL en vue de dénicher de bonnes personnes-ressources. »

Pourquoi Mélanie Ellezam a-t-elle choisi Montréal pour implanter Olmsted?

« Quand on fabrique des manteaux d’hiver, le faire de Montréal ajoute dès le départ de la crédibilité à la marque. Un peu comme une ligne de maillots de bain qui vient d’Hawaii. Au-delà de cette raison, il m’était naturel d’établir Olmsted à Montréal et d’y créer des emplois. Pour moi, Montréal, c’est aussi apprendre à vivre avec les éléments et survivre aux hivers : c’est l’inspiration première du projet. C’est aussi ma ville, là où je suis née et c’est là que j’espère susciter un impact avec mes vêtements. »

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Olmsted est soutenue par PME MTL Centre-Est.