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Prendre la relève de l'entreprise familiale, le défi de Jani Beauchamp

Défi d’entrepreneur | 1 août 2018

Pas toujours facile de se joindre à l’entreprise familiale et d’y trouver sa place. Surtout quand on a été identifiée comme relève. Pourtant, Jani Beauchamp, directrice des ventes chez OmniChem, a réussi ce défi haut la main. Parcours d’une jeune femme d’affaires de 32 ans dont l’arrivée a même aidé la PME à relever de nouveaux défis et à mieux se positionner pour l’avenir.

OmniChem est une entreprise de 10 employés spécialisée dans la conception, la fabrication et la distribution de produits chimiques et de solutions de sécurisation des processus de salubrité pour les entreprises œuvrant dans la production agroalimentaire. Elle effectue 60 % de ses ventes au Québec et 40 % à l’exportation, principalement dans les Antilles et en Afrique du Nord, où elle est copropriétaire d’une usine en Algérie.

Développer le marché des PME agroalimentaires québécoises

Jani Beauchamp s’est jointe il y a 10 ans à l’entreprise fondée par son père Sylvain. « Ce n’était pas garanti que ça irait bien, même si je suis la fille du fondateur », explique celle qui refuse encore aujourd’hui d’écrire « directrice générale » sur sa carte d’affaires, même si c’est le titre que son père lui a conféré l’an dernier.

Afin de « faire sa place » dans OmniChem, la jeune femme s’est consacrée corps et âme à développer le marché des PME agroalimentaires québécoises, notamment les fromageries et les microbrasseries.

L’un des secrets de la femme d’affaires : tisser des liens serrés en demeurant disponible en tout temps pour ses clients.

Pour ce faire, elle a multiplié les rencontres avec les producteurs et les artisans du terroir québécois. « Avant la naissance de ma fille en 2017, je parcourais facilement en auto plus de 50 000 km par année », dit-elle.

Étoffer son réseau de contacts et être toujours joignable

L’un des secrets de la femme d’affaires : tisser des liens serrés en demeurant disponible en tout temps pour ses clients. Que ce soit par courriel, Messenger, textos, Linkedin, Whattapp et autres, la femme d’affaires utilise tous les canaux mis à sa disposition.

Aussi, dans son esprit, il n’existe pas de « petits clients ». « Même si quelqu’un ne me commande que deux chaudières de produits par an, je suis toujours là pour répondre à ses questions », dit-elle.

Elle s’est jointe à l’Association des microbrasseurs du Québec, pour qui elle a créé un programme d’hygiène et de salubrité. Elle a été, et le demeure encore aujourd’hui dans certains cas, membre du Conseil des industriels laitiers du Québec, de même que du Centre d’expertise fromagère du Québec. Elle a par ailleurs été présidente, puis membre, du conseil d’administration des anciens de l’ITA de Saint-Hyacinthe.

Préparer la relève de l'entreprise familiale

Quant à la question de la relève, les non-dits et le manque de transparence n’ont pas eu leur place chez OmniChem. Jani Beauchamp et son père Sylvain ont plutôt opté pour la discussion et l’ouverture. L’achat d’un premier bloc d’actions par Jani est d’ailleurs dans l’air ces temps-ci.

« Je suis le bras droit de mon père, dit-elle. On travaille en équipe. Les clients sont au courant du processus de relève. J’en parle ouvertement. Mon père m’a laissé une place. Il m’a donné des comptes et je m’en suis bien occupé. »

D’ailleurs, tient-elle à rappeler non sans fierté, les comptes qu'elle a développé au fil des ans sont devenus l’un des principaux axes de croissance de la PME.

Positionner la croissance de la PME sur de nouveaux marchés

« Avant, on faisait beaucoup affaire avec des multinationales, explique-t-elle. Mais la mode des fusions et acquisitions a fait en sorte qu’un petit joueur comme nous ne pouvait plus desservir ce types d'entreprise. Car les décisions sont globales et corporatives souvent prise aux Etats-Unis . On a donc décidé de concentrer nos efforts sur les entreprises locales qui nous ressemble, celles avec qui j'adore travailler car on vit les mêmes réalités et que nous sommes des partenaires sur du long terme. »

Afin de stimuler la croissance de sa PME et l'enrichir de solutions innovantes, Jani participe en 2018 au Parcours Innovation PME Montréal, une initiative de la Ville de Montréal.

Pour la suite des choses, OmniChem cherche toujours à mieux se diversifier. En plus de desservir les marchés algérien, antillais et québécois avec sa propre marque, la PME va également devenir sous-traitant, c’est à-dire qu’elle va fabriquer des produits pour d’autres joueurs du secteur. Aussi, elle planche ces temps-ci sur la création de nouveaux produits biologiques certifiés Ecocert pour faire connaître Omnichem en tant qu'entreprise de services de fabrication de produits écoresponsables.

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La PME Omnichem est soutenue par PME MTL Est-de-l’Île.

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