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SAF+ Consortium : rendre le transport aérien plus vert

Défi d’entrepreneur | 13 déc. 2021

Pour aider le transport aérien à réduire ses émissions de gaz à effet de serre, SAF+ Consortium se propose de lui fournir du carburant propre. Si l’arrivée de la pandémie avait coupé les ailes à cette entreprise, PME MTL l’a heureusement aidée à redécoller!

Véritable pionnier, SAF+ a mis au point une technologie innovante permettant de produire du kérosène synthétique dont l’empreinte carbone est réduite de 80 % comparativement au kérosène issu des énergies fossiles. Mieux encore : pour créer cet électro-carburant, on capture du CO2 provenant de sources industrielles et on y combine de l’hydrogène vert fabriqué au Québec grâce à l’hydroélectricité. D’une pierre deux coups, car non seulement les grands émetteurs industriels de GES diminuent leurs émissions, mais l’aviation peut aussi voler plus vert!

Une clé pour ouvrir des portes

Grâce à ses partenaires de poids – Airbus, Air Transat, Hydro-Québec, ParaChem, Aero Montréal, Aéroports de Montréal, École Polytechnique de Montréal, CEPROCQ, etc. - SAF+ est en bonne position pour se placer comme un leader dans son domaine. Toutefois, les défis sont grands lorsqu’on développe une technologie novatrice dont les retombées commerciales n’atteindront leur plein potentiel que dans quelques années.

Il y a aussi la fameuse traversée du désert… Pour une start-up, il s’agit de cette période creuse entre le moment où le fonds de démarrage destiné à la recherche et au développement est épuisé, et où la commercialisation du produit en tant que telle n’a pas encore démarré. La crise sanitaire est également venue brouiller les cartes. « Au printemps 2020, tout s’est arrêté alors que SAF+ était à bâtir son usine pilote. Il ne leur était donc pas possible de produire les premières quantités attendues d’électro-carburant. Entre-temps, il fallait quand même continuer à payer les frais fixes et les salaires », indique Frédéric Loprieno, directeur, gestion et financement, de PME MTL qui a piloté le dossier.

Pour aider SAF+ à garder le cap pendant cette période critique, PME MTL leur a obtenu un prêt à très faible taux d’intérêt assorti d’une subvention provenant du Fonds Commercialisation des innovations. « Un organisme comme le nôtre n’est ni une banque ni un investisseur en capital de risque, mais nous soutenons des entreprises qui contribuent au développement économique local. C’est pourquoi nous avons pu financer en partie ce projet à très haut potentiel, même s’il n’aura pas de débouchés industriels à grande échelle à court terme », poursuit le directeur.

Si l’on veut réduire les émissions de gaz à effet de serre de façon substantielle, l’électro-carburant est la voie à emprunter dans le secteur de l’aviation. - Jean Paquin, PDG de SAF+ Consortium

Jean Paquin, PDG de SAF+, se réjouit du soutien apporté par PME MTL. « Nous étions à court de fonds et nous ne pouvions plus avancer. Non seulement ils nous ont obtenu du financement, mais grâce à leur réseau et au rayonnement qu’ils nous ont donnés, nous avons pu nous rapprocher d’autres partenaires. Cet organisme a été une clé qui nous a littéralement ouvert des portes! », dit-il.

Le travail de PME MTL ne s’arrête pas là puisqu’un suivi de l’avancée du projet est effectué. Éventuellement, SAF+ pourrait donc obtenir du soutien technique ou encore être orienté vers de nouvelles sources d’investissement. « Nous allons également apporter notre appui et notre expertise quand viendra le temps d’agrandir et de relocaliser l’usine de production », indique Frédéric Loprieno. Le but visé avec cette nouvelle installation? Produire plusieurs dizaines de millions de litres par an pour alimenter l’industrie aérienne en kérosène synthétique.

Cela constitue aussi une occasion en or pour le Québec de se placer comme chef de file et précurseur dans ce domaine de pointe, et ce d’autant qu’il possède une abondante source d’énergie renouvelable, l’hydroélectricité.

« Si l’on veut réduire les émissions de gaz à effet de serre de façon substantielle, l’électro-carburant est la voie à emprunter dans le secteur de l’aviation. C’est une solution commerciale durable pour des vols à faible émission de carbone. Le potentiel est énorme, puisque le secteur de l’aviation devrait doubler au cours des prochaines années. Nous estimons que cela nécessiterait 2 000 à 3 000 usines à travers le monde pour répondre à des besoins qui vont s’élever à des milliards de litres », évalue Jean Paquin. Nul doute que d’ici quelques années, il sera possible de s’envoler à bord d’un avion transportant dans ses réservoirs de l’électro-carburant!

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SAF+ est soutenue par PME MTL Est-de-l’Île

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