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Transformer son projet d'études en PME

Défi d’entrepreneur | 28 juil. 2017

Concilier théorie et pratique

Fonder une entreprise tout en faisant des études universitaires, c’est possible. Sofia Sokoloff, présidente et fondatrice de Lingerie Sokoloff, en est la preuve.

Les collections de lingerie dessinées et fabriquées par la femme d’affaires connaissent un succès retentissant. Incorporée depuis à peine deux ans, la PME montréalaise compte plus de 100 points de vente au Canada, aux États-Unis et dans quelques boutiques à l’étranger, entre autres à Bali et à Dubaï.

Faire de son idée un projet concret

Lingerie Sokoloff a été le projet de baccalauréat de la jeune femme d’affaires. « Au lieu de faire des études de marché, je faisais des vraies ventes et de la prospection », explique-t-elle.

En marge de son cursus universitaire, Sofia Sokoloff a suivi une formation en entrepreneuriat de 40 heures offerte par un organisme montréalais. « Ça m’a beaucoup aidé pour la rédaction de mon plan d’affaires, dit-elle. On a également eu beaucoup d’ateliers sur les aspects légaux, le marketing, etc. »

La chef d’entreprise n’était pas peu fière de son plan d’affaires. Elle a donc participé à des concours d’entrepreneuriat, concours qui lui ont valu quelques milliers de dollars en bourse. De l’argent qui arrive à point nommé quand on démarre une entreprise.

Financer son entreprise

Sofia Sokoloff a mis les bouchées doubles pour financer son entreprise. Entre la fin de ses études et le moment où sa PME était suffisamment mature, Sofia Sokoloff a travaillé plus d’un an et demi comme serveuse dans un restaurant pour assurer ses arrières.

Aussi, afin de mieux cibler les différentes possibilités d’aide financière, elle s’est tournée vers PME MTL. « Ils m’ont aidé à monter un dossier qui, en bout de ligne, m’a permis d’obtenir une bourse de 6000 $ du programme Jeune promoteur auquel était associé un paquet de services gratuits. »

S’il est une chose à retenir, croit la jeune femme, c’est bien de ne pas brûler d’étapes en affaires, surtout en termes de financement. « Je vois toutes ces entreprises qui ramassent beaucoup d’argent par le sociofinancement et qui se plantent parce qu’elles ont sauté trop d’étapes. Il ne faut pas aller chercher plus d’argent qu’on en a besoin. On dépense plus quand on a plus d’argent. Il est là le danger », prévient Sofia Sokoloff.

Se doter de main-d'oeuvre qualifiée

Motivée à faire croître son entreprise, l’entrepreneure se retrouve devant un défi de taille : recruter, mais surtout, garder une main-d’œuvre qualifiée. « Il manque 600 couturières au Québec, dit-elle. En trouver qui sont spécialisées en lingerie est encore plus difficile. Je ne veux pas faire affaire avec des sous-traitants en Asie. »

Chantre de la production locale, Sofia Sokoloff n’a eu d’autres choix que de se tourner vers des sous-traitants québécois. Elle n’a pas attendu qu’on lui vienne en aide et n’a pas dépensé d’argent en consultation.

« J’ai tout simplement, pris le téléphone et je suis allée à la rencontre de manufacturiers qui possèdent des équipes de couturières et qui acceptent des contrats en dehors des périodes de pointe. Je fais actuellement des tests. On verra où ça va nous mener. »

Renouveler son offre

Maintenant que sa PME est profitable, la designer est tout sauf assise sur ses lauriers. Elle présente de nouvelles collections de lingeries tous les deux mois.

« Je fais ça pour ne pas avoir de périodes creuses, explique Mme Sokoloff. À chaque nouveau lancement de collection, on connaît un pic de vente. On a une stratégie financière basée sur notre branding et sur les nouveautés. On s’assure ainsi d’avoir des revenus fixes. Et ça fait notre succès. »

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Lingerie Sokoloff est soutenue par PME MTL Centre-Est