Toute l’aide pour lancer un commerce dans l'Ouest-de-l'Île

Parole d’expert! | 5 déc. 2019

L'Ouest-de-l'Île de Montréal, c’est un territoire qui offre des possibilités d’affaires immenses… et tout l’accompagnement nécessaire pour bien y implanter une boutique sur rue ou un magasin en centre commercial.

Avec les noyaux villageois et trois artères majeures (les Boulevards Des Sources, Saint-Jean et Saint-Charles) riches en centres commerciaux, l'Ouest-de-l'Île de Montréal forme un univers bien distinct. Sans oublier son aéroport, qui déverse chaque jour dans les hôtels, restaurants et autres commerces environnants des hordes de touristes de loisirs et d’affaires. À titre indicatif, en 2018, on y a recensé 19,4 millions de passagers embarqués/débarqués contre 18,2 millions en 2017 et 16,6 millions en 2016.

Les commerces du territoire peuvent d'ailleurs compter sur une aide personnalisée grâce à Alison Birss, conseillère en démarrage à PME MTL West-Island, qui offre un accompagnement complet aux détaillants désireux de s’installer sur les artères commerciales des différentes municipalités de l'Ouest-de-l'Île.

Notre mandat est alors de nous assurer le regard extérieur nécessaire

« L’approche que nous privilégions repose sur des rapports un à un, explique-t-elle. Que ce soit en analyse, financement, marketing, négociation de loyer, commerce électronique, recrutement de main-d’œuvre, gestion ou projections financières, nous épaulons les entrepreneurs, car chacun a sa réalité propre et ses enjeux bien à lui. »

Ainsi, en 17 ans, la spécialiste a été appelée à travailler avec des commerces variés : boulangeries, pubs, restaurants, commerces de sport, salon de thé, fleuristes, boutiques de mariage, animaleries, savonneries, pâtisseries, etc. Ayant elle-même possédé pendant 20 ans son propre commerce à Pointe-Claire, Alison Birss peut leur parler en connaissance de cause.

« Souvent, dit-elle, les gens viennent nous voir à partir d’une idée. Notre mandat est alors de nous assurer que leur réflexion dépasse ce simple rêve et qu’ils ont pensé à tous les aspects inhérents à la propriété d’une entreprise. Par exemple, ils oublient souvent de déterminer quel salaire ils envisagent de se donner à la première année. Ou encore, dans les périodes plus creuses comme l’hiver, ils sous-estiment la valeur que peut avoir une boutique en ligne pour compenser les ventes. »

Couvrir tous les aspects en amont

Christine Legault, commissaire au développement commercial à PME MTL West-Island, aide notamment des détaillants qui cherchent à s’implanter dans des centres commerciaux. « Or, dit-elle, certaines personnes ignorent qu’elles devront se soumettre aux heures d’ouverture du centre et que, par conséquent, leur magasin devra être ouvert sept jours sur sept. Que se passera-t-il si ces entrepreneurs doivent s’absenter pour cause de maladie? D’autres commerçants, eux, n’ont aucune idée des prix des loyers mensuels d’un centre de l'Ouest-de-l'Île, lesquels peuvent atteindre 10 000 $ et même 12 000 $. »

Pour elle, il n’y a aucun mal à prendre un pas de recul pour peaufiner un projet et, ainsi, maximiser ses chances de rentabilité. « Avoir une idée d’entreprise en jasant autour d’une bière, c’est facile. Par contre, on ne lance pas une pizzéria uniquement parce qu’on aime la pizza. Nous aidons les gens à faire leurs devoirs en matière de connaissances du marché, des produits, de la concurrence et des nombreux aspects secondaires qu’ils pourraient oublier ou négliger. »

PME MTL, un intermédiaire utile

Cela dit, les conseillers experts de PME MTL jouent aussi un rôle d’entremetteurs entre les entrepreneurs et des entités susceptibles de les aider. « Par exemple, nous entretenons des liens étroits avec des partenaires comme l’École des entrepreneurs du Québec grâce à qui nous pouvons donc offrir des formations pertinentes à des tarifs très accessibles. Également, le Conseil québécois du commerce de détail est un partenaire important qui nous donne accès à des données actualisées sur l’état du commerce qu’il serait sans doute difficile de trouver pour un entrepreneur seul. Même chose pour des programmes gouvernementaux de financement. Puisque le démarrage d’une entreprise nécessite des efforts dans une foule de domaines, une personne n’aura peut-être pas le temps de se consacrer à trouver les prêts qui s’adressent à elles. »

Une autre facette du travail des experts de PME MTL West-Island est leur capacité à faire valoir aux aspirants entrepreneurs les avenues potentielles. À ce chapitre, Christine Legault évoque le repreneuriat.

C’est valorisant de lancer sa propre entreprise, mais en acheter une existante demeure une option très stimulante. Vous ne partez pas de zéro, car vous achetez en même temps une base de clientèle, de l’équipement et, surtout, l’expertise du propriétaire sortant. 

À ce chapitre, PME MTL West-Island travaille main dans la main avec le Centre de transfert d’entreprise du Québec pour faire connaître aux futurs entrepreneurs les formations pertinentes, allant de la validation du projet d’acquisition jusqu’à la planification stratégique en passant par les enjeux juridiques et humains ainsi que le montage financier. On leur présente aussi les différentes formes de financement, qu’il s’agisse d’une reprise collective ou individuelle d’entreprise.

Un milieu en effervescence

Alexandra Pagé, propriétaire de la boutique Glup Bébé, a justement choisi d’établir son commerce dans l’arrondissement de Lachine, sur la rue Notre-Dame Ouest, après l’avoir exploité pendant neuf ans dans le sous-sol de sa résidence. Elle y vend des produits et accessoires pour bébés, mais aussi des articles d’entretien ménager et corporel, ainsi que des bijoux et des cadeaux.

« Bien sûr, le magasin est situé à cinq minutes de chez moi, ce qui stimule mon sentiment d’appartenance et facilite les rapprochements avec les clients au point où, souvent, l’on s’appelle par nos prénoms. Cela dit, la rue Notre-Dame Ouest comporte plusieurs nouveaux commerces originaux et uniques, ce qui lui donne une couleur spéciale. De plus, le secteur est en plein développement résidentiel. Par conséquent, le quartier est en effervescence et propice à y mener des affaires. »

Ce rapport humain est d’ailleurs à la base de sa stratégie d’affaires. « Je viens du milieu de la production télévisuelle, où il faut toujours en faire plus et où le rythme finit par devenir essoufflant. Or, en lançant Glup Bébé, je désirais un commerce à échelle humaine où j’allais, au besoin, freiner l’expansion si elle mettait ce facteur en péril. »

Au-delà d’une qualité de vie, Alexandra Pagé a trouvé sur Notre-Dame Ouest un milieu où elle pouvait aussi mettre en place des initiatives qui combinent les affaires à l’action communautaire. Ainsi, elle organise de manière périodique des événements comme des échanges de vêtements entre femmes ou encore des ateliers zéro déchet qui rassemblent des gens du quartier. « Cela fait partie de la mission que je me donne comme entrepreneure d’aller au-delà de la fabrication et de la vente de produits en rendant service à ma communauté immédiate. »

Une aide qui fait la différence

Sur le plan de la collaboration apportée par les experts de PME MTL, Alexandra Pagé évoque leur présence importante à l’étape du plan d’affaires. « Ils m’ont aidée à recadrer certains chiffres, dit-elle. Quand on lance une entreprise, on a tellement le nez dedans qu’on échappe parfois des éléments comme les frais administratifs ou ceux liés à la sécurité des lieux physiques du commerce. »

La dirigeante a aussi bénéficié d’une bourse de 30 000 $ attribuée dans le cadre du programme Renouveau Notre-Dame Lachine, ce qui lui a permis de transformer son nouveau local jadis occupé par un tailleur. « Je ne me serais peut-être jamais installée sans l’aide exceptionnelle de PME MTL, raconte Alexandra Pagé. Son apport financier m’a permis de me procurer des stocks de marques autres que la mienne et, ainsi, d’élargir mon offre en magasin. »

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Vous aimeriez être épaulé dans vos démarches pour ouvrir ou améliorer votre commerce? N’hésitez pas à communiquer avec nous pour obtenir de l’aide!

Cet article a été écrit en collaboration avec Alison Birss, conseillère en démarrage, et Christine Legault, commissaire au développement commercial à PME MTL West-Island.

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