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Comment devenir entrepreneur ? le défi de Guillaume, fondateur des Fermes urbaines Ôplant

Défi d’entrepreneur | 20 juil. 2018

Guillaume Salvas, 36 ans, apprend tous les jours un peu plus à se faire confiance comme entrepreneur. Fils d'une mère adjointe administrative et d'un père enseignant, rien ne le prédestinait à se lancer dans l'entrepreneuriat et encore moins dans le domaine agroalimentaire. Mais il avance avec succès sur ce chemin depuis plus de deux ans avec son projet Fermes urbaines Ôplant.

Aujourd’hui, Guillaume Salvas est entrepreneur, il cultive des micro-pousses en ville et vend ses produits à quelques-unes des grandes tables de Montréal. Il y a moins de trois ans, il ne connaissait rien à l’entrepreneuriat, il ne faisait même pas pousser de plantes chez lui et sans aucune connaissance du monde de la restauration !

Pour en arriver là, Guillaume Salvas a dû en apprendre sur la technologie, la culture verticale en intérieur. Il a aussi dû devenir entrepreneur. C’est un vrai métier qu'il a appris peu à peu et dans lequel il se sent tous les jours un peu plus à l'aise.

Rechercher un job qui le passionne et qui donne du sens au travail

Son parcours commence assez classiquement : un bac en agroéconomie, une première expérience de travail dans le domaine du financement d'entreprises agricoles. Puis c’est la cassure.

« Mon travail était très encadré et surtout il manquait d’impact social à mes yeux. » A tel point qu’il démissionne pour travailler à moindre salaire pour Les Écrans Verts, une startup agricole commercialisant des alternatives écologiques aux clôtures résidentielles et murs antibruit. « Sans le savoir, je me faisais déjà les dents avec le monde de l’entreprenariat; cette expérience de travail m’a définitivement permis d’éviter de commettre des erreurs lorsque j’ai lancé mon projet».

Après quatre années, il doit toutefois quitter à contrecœur son emploi suite à une restructuration interne. C’est à ce moment qu’il a décidé de se lancer en affaires. « Il fallait que je trouve quelque chose qui me passionne. Je n’avais jamais pensé à l’entrepreneuriat avant. Ça ne m’avait jamais passé par la tête; moi tout ce que je voulais c’est que mon travail est un sens, une valeur sociale, c’était ma seule façon d’être heureux » confie-t-il.

Concevoir un projet agricole innovant et stimulant

Avec les Fermes urbaines Ôplant, Guillaume Salvas veut contribuer à la révolution technologique du monde agricole en offrant la possibilité de « faire de l’agriculture commerciale en ville pendant toute l’année, quel que soit le climat », explique-t-il.

Avec son équipe, il a conçu un système hydroponique d’étagères verticales qui permet de cultiver une grande variété de micro-pousses. Tous les paramètres (humidité, chaleur, lumière, etc.) seront réglés automatiquement et contrôlables à distance par le biais d’une application pour assurer une qualité constante.

Le projet de Guillaume Salvas est de vendre son concept sous forme de franchise une fois qu’il sera rôdé. Notre horizon est d’avoir une première franchise d’ici 3 ans, estime l’entrepreneur.

Offrir aux chefs des restaurants des micro-pousses

En attendant, il teste son produit dans la vraie vie, à partir de sa ferme pilote en pleine ville dans le quartier de Pointe-aux-Trembles. Il concentre sa production sur les micro-pousses, des plantes récoltées après seulement une à deux semaines de croissance. À ce stade, certaines plantes comme la moutarde, la coriandre, le baume mélisse, le basilic, le shiso, sont très goûteuses et riches en nutriments. C’est pourquoi la demande des restaurateurs est en forte croissance actuellement. Depuis près d'un an et demi, il vend ses micro-pousses à plusieurs restaurants de Montréal.

Avec ces prototypes, Guillaume atteint deux buts : tester et améliorer son concept, qui en est à sa troisième version, puis générer des revenus lui permettant de financer le développement de son produit. Le love money et diverses aides financières ont bouclé le budget nécessaire. L’entreprise compte aujourd’hui, outre son fondateur, trois employés à temps plein.

Être entrepreneur, c’est apprendre à se connaître et faire face à l’adversité et l’imprévu

Tout ça, il l’a construit tout en apprenant le métier d’entrepreneur. Après des premiers temps angoissés, fort de plusieurs succès, il commence à se faire plus confiance. Il connaît ses forces : « Je suis très analytique et surtout j’ai une excellente intuition : on peut quasiment parler d’un 6e sens ! » Il est aussi travailleur, déterminé et opiniâtre. « J’ai trouvé la bonne recette à force de persévérer », lance-t-il. Autre atout : « Être capable de penser hors de la boîte. ». Selon lui, ses expériences dans le milieu bancaire et celui d’une start-up ont été des atouts incontournables pour se lancer en affaires.

Un atout majeur pour être entrepreneur ? Être capable de penser hors de la boîte et se remettre en question.

Il y a eu ensuite beaucoup de décisions à prendre sans ne jamais être sûr que ce soit la bonne. Des embauches, des licenciements, des investissements, la décision à mi-parcours de réorienter le projet vers la production de micro-pousses, le choix de cibler en premier le marché de la restauration, etc. Bref, le quotidien d’un entrepreneur qui, au début, est source d’indécision et d’une peur de se tromper. « Je me suis demandé si je devais embaucher des ouvriers agricoles spécialisés ou non, s’il fallait entamer la phase commerciale dans un local plus grand et plus près du centre-ville ou simplement réaménager celui qu’on occupe actuellement, etc. », se souvient Guillaume Salvas. « Tu te remets en question tout le temps », reconnaît-il dans un souffle.

Trouver un chemin entre efficacité et désir de développement responsable

Finalement, Guillaume est resté dans le même local mais, en décembre 2016, il a investi dans des rénovations ainsi que dans l’achat d’une chambre froide et d’un camion de livraison réfrigéré pour maintenir la chaîne du froid et mieux préserver la qualité des pousses. Il a aussi changé de contenant afin d’allonger la durée de vie à qualité égale de ses produits. Lui, qui voulait se fournir au Québec et avait choisi un contenant biodégradable mais qui s’est avéré insuffisamment hermétique, a dû opter pour un autre fabriqué aux États-Unis, recyclable et plus cher. Choc des valeurs. Confrontation entre la recherche d’efficacité et son désir de faire du développement responsable. ‘’ Mais ce n’est que parti remise : « l’amélioration continue et la réduction de notre empreinte environnementale est dans l’ADN de l’entreprise. Au final, il y a toujours une solution à un problème. »

Toutes ces décisions ont eu comme conséquence de reporter le début de la production commerciale de quelques mois, ce qui a généré beaucoup d’angoisse pour l’entrepreneur. « Pendant un an et demi, j’ai dépensé beaucoup d’argent sans avoir encore réaliser une vente », dit-il. Mais aujourd’hui, « je me rends compte que c’étaient des bonnes décisions prises au bon moment; et qu’au final j’avais toutes les aptitudes pour réussir en affaires », confie Guillaume.

Le spécialiste en agro-économie s’est mué en entrepreneur.

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Les Fermes Urbaines Ôplant sont soutenues par PME MTL Est-de-l-Île

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