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​Rivaliser avec les multinationales, le défi de Mecademic et de ses robots industriels

Défi d’entrepreneur | 3 août 2018

Mecademic conçoit et fabrique des robots. L’entreprise visait d’abord le milieu éducatif puis industriel. Au départ, Ilian Bonev n’osait même pas y penser : aller sur le même terrain de jeu que les multinationales en créant des robots pour le milieu industriel, impossible. C’est pourtant en suivant les rêves fous de Jonathan Coulombe, son associé, que Mecademic s’est envolé.

Tout commence par le talent d’un machiniste qui a poursuivi ses études à l’École de technologie supérieure (ÉTS) pour devenir ingénieur, Jonathan Coulombe. Un fou de robots qui en construit pour ses besoins à la maison. Il a pu en créer d’un très haut niveau quand il s’est associé à Ilian Bonev, professeur dans le département du génie de la production automatisée, à l’ÉTS, et cofondateur de Mecademic : il a pu profiter des connaissances du professeur et de l’équipement de l’École puis du Centech, l’incubateur de l’ÉTS, qui a hébergé l’entreprise quelques années.

Créer un prototype de robot pour les besoins des firmes

L’aventure a commencé avec un robot destiné aux enseignants. « Il pouvait déplacer des billes, dessiner sur une feuille. On était sûrs que tous les profs, notamment ceux en robotique, voudraient en avoir un sur leur bureau, en classe », se souvient Ilian Bonev. Effectivement, la jeune société a vendu des robots à des enseignants. « Mais le succès était mitigé », dit le professeur.

C’est là que Jonathan Coulombe a l’audace de proposer à ses acolytes de créer un robot d’une tout autre envergure pour les besoins des firmes industrielles. « Je trouvais ça trop pour une petite structure comme la nôtre qui partait sans financement d’aller sur le terrain de multinationales ! Or, c'était la bonne chose à faire », reconnaît Ilian Bonev. Finalement, il a suivi l’instinct de son associé et Mecademic a tracé son propre chemin, menant son projet avec ses moyens.

Lancer son produit sans attendre qu’il soit parfait

La firme a donc conçu un bras robotisé qui permet de déplacer des objets de façon très précise. Il comporte toutes les fonctionnalités habituelles des robots fabriqués pour le milieu industriel mais Mecademic s’est démarqué, notamment, en réduisant sa taille. Plutôt que de se lancer dans un long processus d’étude approfondie du marché et de multiplier les prototypes, la firme a lancé une vidéo de son robot sur YouTube pour tester l’intérêt. La réponse ne s’est pas fait attendre : elle a été visionnée des milliers de fois tout de suite. « On n’avait fait aucune campagne de marketing mais on a découvert qu’il y avait un vrai besoin d’un robot de petite taille dans les industries », indique Ilian Bonev. Aujourd’hui, elle est encore vue 500 fois par jour.

Les premiers prototypes étaient loin d’être parfaits. Normal pour des prototypes. Sauf que Mecademic avait déjà des clients prêts à les acheter et les utiliser en l’état. Leurs commentaires ont permis à l’équipe –aujourd’hui constituée de douze personnes – d’améliorer le produit. Outre sa taille et le fait qu'il soit compact, les avantages du robot consistent aussi dans le fait qu’il est simple à utiliser et à interfacer avec un ordinateur et peut être connecté à tous les systèmes.

Aujourd’hui, Mecademic ne commercialise plus le tout premier robot conçu pour le milieu de l’éducation. Elle se concentre sur le robot industriel et compte de nombreux clients dans de nombreux secteurs d’activité. Cette année, elle a vendu plus d'une centaine de son produit.

Suivre son instinct et se lancer rapidement

YouTube a lancé le robot et le succès est au rendez-vous, notamment aux États-Unis, en Suisse et, en moindre importance, en Europe, où le marché est encore à gagner. Les fondateurs de Mecademic ont compris qu’il « faut faire ce qu’il faut suivre son instinct et faire ce qu’on aime mais aussi que ce n’est pas la peine de faire des études poussées et longues pour lancer un produit. Il vaut mieux le lancer rapidement avec peu de moyens et l’améliorer en fonction des remarques des utilisateurs », résume Ilian Bonev.

Aujourd’hui, l’entreprise fait les salons et les foires pour présenter son robot car elle s’est quand même rendu compte que le virtuel avait ses limites. « Les gens ont besoin de voir et de toucher le produit pour se rendre compte vraiment de ce que c’est et l’acheter », poursuit le professeur-entrepreneur.

C’est donc de l’instinct, de l’audace et une bonne compétence technique qui ont permis à Mecademic de remporter son pari d’aller sur le marché industriel.

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Mecademic est soutenu par PME MTL Centre-Est.