Mini-Cycle : À l’heure des choix stratégiques pour demain

Défi d’entrepreneur | 20 octobre 2021

Bien que né en octobre 2018, ce recycleur de vêtements pour enfants de 0-12 ans doit déjà mettre en place des procédures en lien avec sa croissance rapide et l’augmentation de ses ventes aux États-Unis et ailleurs.

Dans un souci d’économie circulaire, Mini-Cycle vend des vêtements neufs et de seconde main pour enfants tout en garantissant leur rachat, peu importe leur état, une fois que les jeunes auront grandi. Elle lave ensuite chaque pièce, les répare au besoin, puis les remet en vente pour d’autres parents.

En 2020, malgré la crise sanitaire, ses ventes ont quintuplé par rapport à sa première année complète. Autre signe d’ascension rapide, son équipe a dû déménager deux fois dans la dernière année pour s’installer dans des locaux toujours plus grands et mieux adaptés.

Avec cette croissance viennent des enjeux qui touchent tant les opérations quotidiennes que la structure. Par exemple, pour le transport, l’entreprise recourt à divers fournisseurs selon les territoires. Conséquemment, elle doit entre autres produire des étiquettes de transport différentes, ce qui nécessite beaucoup de temps et affecte ainsi les tâches plus névralgiques.

Signe d’une ascension rapide, Mini-Cycle a dû déménager deux fois dans la dernière année.

« Nous avons donc amorcé avec sa dirigeante une réflexion sur la possibilité de tout centraliser en observant plusieurs indicateurs : tarifs avantageux en raison du volume, simplification logistique, élimination des soucis technologiques, etc. », explique Souad Laidi, directrice, commercialisation des innovations en transport et en logistique à PME MTL.

De même, pour le volet import-export, PME MTL a présenté à Mini-Cycle quelques partenaires potentiels spécialisés. « Souvent, les entrepreneurs craignent de confier des services en impartition, indique Souad Laidi. Ils évoquent alors des raisons comme "Mon personnel sait comment s’y prendre", "Une tierce partie n’agira pas comme je le désire" ou "Le fournisseur va privilégier de plus gros clients que nous". Notre rôle consiste donc à leur présenter les options qui s’offrent à eux, afin de leur permettre de prendre des décisions en toute connaissance de cause. »

Faire beaucoup avec peu

Jad Robitaille, fondatrice de Mini-Cycle, reconnaît que son organisation est à l’heure de choix déterminants pour la suite. « Par exemple, dit-elle, nous avons dû mettre en place un système capable de gérer les échanges, car le précédent ne touchait que les retours. Donc, nous l’avons doté d’une fonction qui propose une réduction au client si celui-ci opte pour un échange plutôt qu’un retour. »

Si l’enjeu de la répartition des tâches et de l’impartition est aussi omniprésent, c’est également parce que le fonctionnement de l’entreprise est moins simple qu’en apparence. « Opérant de façon circulaire, Mini-Cycle garantit de racheter tout ce qu’elle vend. En trois ans, nous avons réintégré plus de 20 000 vêtements de seconde main. En fait, chaque semaine, nous introduisons 350 pièces dans notre circuit de revente. »

Souvent, les entrepreneurs craignent de confier des services en impartition.

Cela signifie que chacune doit être évaluée, lavée, rapiécée, réparée, photographiée, puis mise en ligne ou offerte à la vente dans les installations de la rue Saint-Patrick dans le sud-ouest de Montréal. Le tout est réalisé avec une petite équipe d’une quinzaine de personnes. « Avec le volume plus élevé prévu en 2022, il faudra envisager l’ouverture d’un centre de collecte. En contrepartie, recevoir les vêtements directement où nous les vendons permet d’exercer un meilleur contrôle de la qualité. »

À cela s’ajoute la volonté d’étendre davantage les activités hors du Québec et de répondre ainsi à une demande bien présente. En effet, si 45 % de ses commandes viennent d’ici, 40 % sont en provenance du Canada anglais et 15 % des États-Unis. L’entreprise reçoit aussi des appels de gens désireux de lui envoyer des vêtements du Japon, de l’Europe et de Dubaï. « Nous avons été le premier détaillant d’ici à importer des vêtements de seconde main des États-Unis, indique Jad Robitaille. Or, c’était comme le Far West au départ, notamment sur le plan de la fiscalité. »

En moins de trois ans, nous avons dû gérer plus de 20 000 pièces de vêtements de seconde main.

Un spécialiste pour chaque enjeu

L’entrepreneure, qui enseigne aussi les stratégies de durabilité à l’Université McGill, salue la présence et le soutien de PME MTL à cette étape cruciale de sa croissance. « Ses experts m’aident à sortir des opérations quotidiennes pour avoir un regard plus global et avec une meilleure perspective. De plus, peu importe l’enjeu, PME MTL fournit un spécialiste. Ce service extraordinaire fait découvrir des idées et des sources de financement, nous présente des personnes-ressources, etc. Ses membres me contactent aussi périodiquement pour me dire "As-tu pensé à telle avenue pour tel enjeu?". Cette polyvalence est fort pratique, car je ne sais pas tout. Et c’est un service-conseil que je ne pourrais pas me payer. Je me sens gâtée avec PME MTL, car son équipe pense à moi. »

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Mini-Cycle est soutenue par PME MTL Grand Sud-Ouest et les experts en commerce électronique et en développement de marchés hors Québec du Réseau PME MTL.

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