Le Zoo Ecomuseum : protéger la faune, éduquer l’humain

Défi d’entrepreneur | 7 mai 2019

Croître en refusant les compromis et en restant fidèle aux valeurs implantées à son origine, il y a plus de 30 ans. C’est la philosophie du Zoo Ecomuseum, un OBNL que PME MTL a soutenu dans sa mission de conservation de la faune et d’éducation au monde animalier.

Unique zoo extérieur sur l’île de Montréal, le Zoo Ecomuseum met en vedette la faune sauvage du Québec dans un cadre naturel. Ouvert depuis 1988, l’établissement n’a rien à voir avec les zoos tapageurs avec manèges, parcs aquatiques et autres. « Ici, l’on voit la vraie vie des animaux sans les déranger », explique David Rodrigue, directeur général depuis 2005, qui a commencé à y travailler comme bénévole en 1992.

Longtemps avant que les zoos récréatifs commencent à se convertir à la sensibilisation et à l’éducation des visiteurs, le fondateur du Zoo Ecomuseum, le professeur et biologiste Roger Bider, souhaitait le doter d’une mission semblable dès le départ. Ainsi, l’éducation environnementale, l’acquisition-transmission des connaissances et la protection des habitats animaliers ont toujours constitué ses raisons d’être.

Dévouement et polyvalence au service des animaux

Bien que située à l’extrémité ouest de l’île, à Ste-Anne-de-Bellevue, l’institution s’inscrit parmi les 15 attractions montréalaises les plus courues, attirant chaque année plus de 145 000 visiteurs, soit presque le double des 80 000 qu’on comptait à l’arrivée en poste de David Rodrigue.

En 2006, celui-ci a déployé un premier plan quinquennal visant à positionner l’endroit, à le faire connaître, en plus de mettre à jour ses infrastructures devenues désuètes. « Tout était à faire », avoue le dirigeant. C’est dans le cadre de ce plan que l’équipe de PME MTL a été appelée à collaborer avec le Zoo Ecomuseum. Parmi les éléments qu’on désirait moderniser à l’époque, on avait identifié une voilière servant à des canards et à des hérons.

Il y a un prix à payer pour mener une mission comme la nôtre. 

Un autre aménagement majeur a été effectué au coût de 1,4 million de dollars en 2017, alors qu’on a doté les loutres joyeuses d’une aire de vie mieux adaptée à leurs besoins, notamment d’un vaste bassin de 250 000 litres d’eau.

PME MTL a poursuivi son partenariat avec l’établissement en 2012, 2014 et cette année, chaque fois dans le but de l’aider à poursuivre son mandat original. « Nous avons toujours livré ce qu’on s’engageait à réaliser, ce qui donne confiance à ceux qui nous épaulent », dit David Rodrigue, rappelant au passage le grand dévouement des 52 membres de l’équipe du Zoo Ecomuseum qui œuvrent 364 jours par année (sauf le 25 décembre) avec des budgets limités. 

Il cite en exemple le cas du directeur de l’éducation qui, en parallèle à son mandat, doit actuellement gérer un projet d’agrandissement et de réaménagement. On le constate, les définitions des tâches du personnel sont assez larges ici. « Et quand on reçoit une tempête de neige, même les dirigeants sortent pelleter », raconte en riant David Rodrigue.

Réussir des miracles avec peu

Cette polyvalence des employés permet aussi au Zoo Ecomuseum de se doter d’une certaine marge de manœuvre financière. « Alors que des zoos vont débourser 700 000 $ ou 800 000 $ pour un projet d’aménagement, nous allons le réaliser pour 200 000 $ ou 250 000 $ parce que l’essentiel du travail sera effectué en interne plutôt qu’en sous-traitance. »

Le directeur général évoque un exemple récent pour témoigner de la débrouillardise et de l’imagination de son équipe. « Nous devions recréer une aire forestière pour y regrouper les habitats du lynx et du pékan, explique-t-il. Or, nous y sommes parvenus au moyen de structures de métal et en recourant à des filets noircis en acier inoxydable que l’on a modifiés, coupés et soudés nous-mêmes. » Cette exécution a d’ailleurs valu au Zoo Ecomuseum un prix de valorisation de l’environnement des animaux remis par l’organisme Aquariums et zoos accrédités du Canada. « Certes, cela nécessitait énormément de travail, mais en bout de piste, la réussite s’avère gratifiante et motivante. »

Garder le cap sur les priorités

Pour la suite des choses, David Rodrigue entend faire valoir auprès des décideurs et des institutions le rôle que joue le Zoo Ecomuseum comme pôle d’attraction pour l’ouest de l’île de Montréal. « En 2016, nous avons commandé une étude réalisée de mai à septembre, soit la période durant laquelle le zoo reçoit 60 % de sa visitation annuelle : elle a révélé que les 76 000 personnes ayant visité notre zoo généraient dans le secteur plus de 2,3 millions de dollars en retombées économiques. »

Nous avons toujours livré ce qu’on s’engageait à réaliser, ce qui donne confiance à ceux qui nous épaulent.

Toutefois, là encore, pas question de chercher à devenir un Disneyland avec des montagnes russes et des distributrices de Coke dans les allées. « Nous savons qu’il y a un prix à payer pour mener une mission comme la nôtre, reconnaît David Rodrigue. Cependant, il n’est pas question de faire des compromis, et nos priorités vont toujours être le bien-être de l’animal, sa conservation, la protection des habitats naturels et l’éducation des visiteurs. »

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Le Zoo Ecomuseum est soutenu par PME MTL West-Island.

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